Éditoriaal :Aux larmes de crocodiles, opposons l’unité ouvrière eenheid van de arbeidersklasse FR/NL

[FR] Afghanistan. Mi-août 2021. Impossible de ne pas parler du retour des Talibans au pouvoir, ceux-là même qui, en 1996, avaient émasculé puis tué le camarade Najibullah, dernier président de la république démocratique d’Afghanistan. Concrétisant ainsi l'abolition du régime socialiste qui avait tant fait pour le libération des femmes Afghanes (entre autres). Les médias bourgeois, y compris les services publics, pleurent des larmes de crocodile et feignent l’incompréhension face à la chute fulgurante, en quelques jours, du régime corrompu en place. Pourtant, c’était la suite logique des accords de Doha en février 2020 entre les Talibans et les États-Unis (signés par Trump et non remis en cause par Biden) qui lâchaient de la sorte leur marionnette, le président Ashraf Ghani. C’était une passation de pouvoir de l’impérialisme à l’obscurantisme, un passage de témoin d’une forme de réaction à une autre. Il faut rappeler que les Talibans n’ont pas toujours été les ennemis des impérialismes occidentaux quand il s’agissait de lutter contre la république démocratique d’Afghanistan pro soviétique.


Les développements en Afghanistan trouvent en effet leurs origines dans la "guerre froide" : tout comme au Vietnam, il fallait arrêter l'avancée du communisme à n'importe quel prix ! Et voici comment les États-Unis en particulier ont répondu à cela, en soutenant les islamistes, ou en les autorisant ou même en les aidant à se renforcer. Le but était de contrer l'influence des communistes... et de les encercler, à la fois l’Union Soviétique et la Chine populaire.

Les talibans combattus en 2001 après les attentats de New-York étaient ceux-là même qui 15 ans plus tôt étaient les « combattants de la liberté ». Ainsi le premier épilogue de Rambo III était-il dédié aux «Brave Mujjahideen fighters of Afghanistan».


Au final, depuis 2001 ce furent après 20 ans de guerre impérialiste des USA avec le soutien de l’OTAN et donc de la Belgique au nom de la lutte antiterroriste et de la démocratie, en réalité c'est une guerre pour les intérêts des monopoles occidentaux, notamment miniers (bauxite...) et pétroliers, pour l’accès au pétrole et au gaz des ex-républiques soviétiques d’Asie centrale. 20 ans de guerre qui ont laissé le pays en ruines. 20 ans de guerre contre les Talibans pour

finalement leur rendre le pouvoir. 20 ans pendant lesquels le complexe militaro-industriel US avalait 170 milliards de dollars par an mais qui ne peuvent de toute façon pas cacher un certain déclin des États-Unis et le développement inégal de l’impérialisme avec la montrée d’autres puissances impérialistes dans la région, créant une « instabilité » qui peut mener à une 3e guerre mondiale. En fin de compte, il est clair que l'impérialisme/capitalisme n'est pas une solution, c'est plutôt une grande menace pour l'humanité.


Il existe d’autres menaces que constituent les catastrophes naturelles qui sont de plus en plus fréquentes et plus intenses. Il est clair que c’est le développement du capitalisme et de ses relations de production, la manière dont les produits et la technologie des produits sont développés sous le capitalisme, qui sont à la racine du « changement climatique ». Le capitalisme est basé sur une « appropriation » continue des matières premières de la nature et de la terre qui épuise la planète. Les conséquences sont bien visibles : inondations en Allemagne et en Belgique qui ont causé la mort de plusieurs de centaines de personnes, incendies de forêts gigantesques en Russie, en Turquie, en Grèce , en France, en Algérie, à Madagascar, en Afrique Centrale et en Californie. Et

chaque fois la responsabilité criminelle des gouvernements bourgeois est engagée, chaque fois, les

gouvernements bourgeois occidentaux ont choisi d’investir dans l’armement de l’OTAN pour poursuivre les guerres de rapine que ce soit en Afghanistan, en Libye, en Syrie... ainsi, ce sont 15 milliards pour l’achat de F-35 mais il n’y a pas de matériel adéquat pour faire face aux inondations (Un dossier spécial est consacré aux inondations dans cette édition), aux incendies ou aux tremblement de terre (dernièrement à Haïti). En Grèce, le KKE a pointé qu’entre 2016 et 2018, l’État avait dépensé en moyenne 4,33 milliards par an pour les dépenses militaires de l’OTAN avec un sommet à 6,6 milliards en 2021. En comparaison, le budget de lutte contre les

incendies est en moyenne d’1,7 millions. Scandaleux !


Incapable de répondre à nos besoins, de faire face à l’urgence, l’État bourgeois pleure là encore des larmes de crocodiles et cache la faillite des services publics derrière le formidable élan de solidarité. L’État cherche à faire croire que nous sommes dans le même bateau, que nous sommes un. Un slogan auquel les partis bourgeois ont eu recours tout au long de ces deux dernières années, que ce soit pendant la pandémie ou pendant l’euro de football derrière les Diables Rouges et les Jeux Olympiques.


Mais sommes-nous réellement un, la bourgeoisie, en tant que capital, en tant que travailleurs en Belgique ? Car le slogan "nous ne faisons qu'un" pourrait aussi être un slogan d’un "team building" organisé par l'entreprise, scandé par les ouvriers, les contremaîtres, les cadres et la direction (obligatoire ? Pression sociale ?). Mais s’il y a une restructuration dans cette même entreprise : quelle « unité » y a-t-il encore ? Entre la direction et les travailleurs, comme scandé lors de cette « journée de team building » dans le passé ? Au-delà de leur concurrence mutuelle, les capitalistes ne font qu'un dans la répression contre la lutte des classes, ils ne font qu'un avec les politiciens

bourgeois dans la diminution des salaires et de la sécurité sociale. En tant que classe ouvrière en Belgique « nous sommes un » : métallos, travailleurs et travailleuses de la santé, migrants et "sans papiers"... tous les travailleurs, dans une lutte de classe contre l'unité des capitalistes et de la

bourgeoisie. Une unité à laquelle nous travaillons sans relâche. Nous étions ainsi le 10 août dernier aux côtés des travailleurs et travailleuses sans-papiers qui luttent pour leurs droits. Nous répétons avec eux "Même vie, même boulot, mêmes droits ! Papiers pour tous !" Ce que le secrétaire d’État Sammy Madhi refuse toujours, maintenant volontairement la division entre les travailleurs dans l’intérêt du patronat. Sans cesse, la bourgeoisie cherche à nous diviser que ce

soit entre travailleurs avec ou sans papiers, avec ou sans emplois, du nord ou du sud du pays, entre régions. Le slogan hypocrite de la bourgeoisie « nous sommes un » doit ainsi être démasqué. D'autant plus à l'entame des discussion-négociations en vue d'une 7e réforme de l'État catastrophique ! Si en Belgique l'aide officielle aux inondations, la Croix-Rouge, les soins aux personnes âgées, l'éducation, etc. sont divisés par régions, il faut rappeler que la classe ouvrière est une, il faut souligner que de nombreux travailleurs sans papiers sont venus aider après les inondations. Il faut rappeler que des volontaires de toute la Belgique sont venus aider.


La classe ouvrière est une ! Le prolétariat est une classe !


[NL] Afganistan. Half augustus 2021. Het is onmogelijk om te zwijgen over de terugkeer van de Taliban aan de macht, dezelfde mensen die in 1996 kameraad Najibullah, de laatste president van de Democratische Republiek Afghanistan, hadden gemarteld en vervolgens vermoord. Daarmee concretiseerde hij de afschaffing van het socialistische regime dat zoveel had gedaan voor de bevrijding van (onder andere) Afghaanse vrouwen. De burgerlijke media, inclusief de openbare diensten, huilen krokodillentranen en veinzen onbegrip in het licht van de

bliksemsnelle val, in een paar dagen, van het corrupte regime dat er de macht had. Het was echter de logische voortzetting van de Doha-akkoorden in februari 2020 tussen de Taliban en de Verenigde Staten en Trump die daarmee hun marionet, president Ashraf Ghani, loslieten. Het was een machtsoverdracht van het imperialisme naar obscurantisme, een overdracht van de ene vorm van reactie naar de andere. Er moet aan worden herinnerd dat de Taliban niet altijd de vijanden van het westerse imperialisme zijn geweest als het gaat om de strijd tegen de pro-Sovjet-Democratische Republiek Afghanistan.


De ontwikkelingen in Afghanistan vinden inderdaad hun oorsprong in de 'koude oorlog': net als in Vietnam moest de opmars van het communisme tot elke prijs worden gestopt! En hier is hoe met name de Verenigde Staten dat deed, door de islamisten te steunen, of door hen toe te staan of zelfs te helpen, zich te versterken. Het doel was om de invloed van de communisten tegen te gaan... en hen te omsingelen, en dit wat zowel de Sovjet-Unie als de Volksrepubliek China betreft. De Taliban, waartegen in 2001 na de aanslagen in New York werd gestreden, waren dezelfde mensen die 15 jaar eerder 'vrijheidsstrijders' werden genoemd. Zo was de eerste epiloog van Rambo III opgedragen aan de “Dappere Mujjahideen-strijders van Afghanistan”.


Uiteindelijk was het sinds 2001, na 20 jaar imperialistische oorlog door de VS met de steun van de NAVO en dus van België in naam van de strijd tegen terrorisme en democratie, maar in werkelijkheid een oorlog voor de belangen van de westerse monopolies, met name mijn-enoliemaatschappijen, voor toegang tot olie en gas uit de voormalige Sovjetrepublieken in Centraal-Azië, 20 jaar oorlog die het land in puin achterliet dus 20 jaar oorlog tegen de Taliban om hen eindelijk de macht te geven; 20 jaar waarin het Amerikaanse militair-industriële complex 170 miljard dollar per jaar opslokte. Maar het leidde in ieder geval een zeker verval van de Verenigde Staten niet verbergen. waarbij de ongelijke ontwikkeling van het imperialisme, andere imperialistische machten in de regio naar voren komen, waardoor een "instabiliteit" ontstaat, die kan leiden tot een 3e wereldoorlog. Uiteindelijk is het duidelijk dat imperialisme/kapitalisme geen oplossing is, maar een grote bedreiging voor de mensheid.


Er zijn nog andere bedreigingen, zoals die van natuurrampen, die steeds frequenter en intenser worden. Het is duidelijk dat de ontwikkeling van het kapitalisme met zijn productieverhoudingen, en met de manier waarop producten en producttechnologie worden ontwikkeld onder het kapitalisme, aan de basis ligt van de "klimaatverandering". Het kapitalisme is gebaseerd op een voortdurende "toe-eigening" van de grondstoffen uit de natuur en uit de aarde, die de planeet uitput. De gevolgen zijn duidelijk zichtbaar: overstromingen in Duitsland en België waarbij honderden mensen om het leven kwamen, gigantische bosbranden in Rusland, Turkije, Griekenland, Frankrijk, Algerije, Madagaskar, Centraal-Afrika en in Californië. En elke keer dat de burgerlijke regeringen een misdadige verantwoordelijkheid dragen, kiezen diezelfde westerse burgerlijke regeringen ervoor om te investeren in NAVO-wapens om de plunder-oorlogen voort te zetten, of het nu in Afghanistan, Libië, Syrië is ... zo zijn er dus 15 miljard beschikbaar voor de aankoop van F-35, maar is er niet voldoende materiaal om de overstromingen het hoofd te bieden (een speciaal dossier is gewijd aan de overstromingen in deze editie), of aan branden of

aardbevingen (het meest recent in Haïti). In Griekenland wees de KKE erop dat de staat tussen 2016 en 2018 gemiddeld 4,33 miljard euro per jaar uitgaf aan militaire uitgaven van de NAVO met een piek van 6,6 miljard in 2021. Ter vergelijking: het budget voor brandbestrijding bedraagt gemiddeld 1,7 miljoen. Schandalig!


Niet in staat om aan onze behoeften te voldoen, om aan de noodsituatie het hoofd te bieden, huilt de burgerlijke staat opnieuw krokodillentranen en verbergt zij het bankroet van de openbare diensten achter de enorme uitbarsting van solidariteit. De staat probeert mensen te laten geloven dat we in hetzelfde schuitje zitten, dat we één zijn. Een slogan die burgerlijke partijen de afgelopen twee jaar hebben gebruikt, zowel tijdens de pandemie als tijdens de Euro-voetbal achter de Rode Duivels en tijdens de Olympische Spelen.


Maar zijn we echt één, de bourgeoisie en het kapitaal “samen” met de werkers in België? Want de slogan "we are one" zou ook een slogan kunnen zijn op een "teambuilding-event" georganiseerd door het bedrijf, “eendrachtig” gescandeerd door de werkers, ploegbazen, kaderleden en management (verplicht? Met sociale druk?). Maar als er dan een herstructurering plaatsvindt in hetzelfde bedrijf: welke "eenheid" is er dan nog? Tussen management en werkers,

zoals daarvoor op die “teambuilding-dag” werd gescandeerd? Afgezien van hun onderlinge concurrentie, zijn de kapitalisten één in de onderdrukking van de klassenstrijd, zijn ze één met de burgerlijke politici in de verlaging van de lonen en de afbraak van de sociale zekerheid. Als arbeidersklasse in België “zijn we één”: staalarbeiders, gezondheidswerkers, migranten en “sans-papiers”... allemaal werkers, in één klassenstrijd TEGEN de eenheid van de kapitalisten en de bourgeoisie. Een eenheid waar we onvermoeibaar aan werken. Zo waren we op 10 augustus

samen met de werkers zonder papieren die voor hun rechten strijden : "Hetzelfde leven, hetzelfde werk, dezelfde rechten! Papieren voor iedereen!" Het staatssecretaris Sammy Madhi nog steeds weigert, om zo in het belang van de bedrijfsleiders, moedwillig de verdeling onder de werkers in stand te houden. De bourgeoisie probeert ons voortdurend te verdelen, of het nu gaat om werkers met of zonder papieren, met of zonder baan, uit het noorden of uit het zuiden van het land, tussen de regio's. De hypocriete slogan van de bourgeoisie "wij zijn één" moet dus ontmaskerd worden. Zeker nu met het begin van de discussie-onderhandelingen met het oog op een catastrofale

7e staatshervorming! Terwijl in België officiële hulpverlening bij overstromingen, het Rode Kruis, ouderenzorg, onderwijs, enz. regionaal verdeeld zijn, moet benadrukt worden dat de arbeidersklasse één is, en moet worden duidelijk gemaakt dat veel werkers zonder papieren kwamen om te helpen na de overstromingen. We mogen niet vergeten dat vrijwilligers uit héél België kwamen helpen.


De arbeidersklasse is één! Het proletariaat is één klasse!