9 MAI : COMMÉMORATION DU JOUR DE LA VICTOIRE - Intervention de J. Hannotte Morais, Sec. Pol. du PCB

Déclaration de Julien Hannotte Morais, Secrétaire politique du PCB-CPB, au monument national de la résistance à Liège à l'occasion du Jour de la Victoire :

"Chers camarades,

Il y a 76 ans, dans la nuit du 8 au 9 mai 1945, l'Allemagne nazie capitulait. C'était la fin de près de 15 ans de terreur blanche en Europe au service du grand Capital - les combats en Asie allaient se poursuivre jusqu'en août.

Depuis lors, le jour de la Victoire est commémoré chaque 8 ou 9 mai par les peuples travailleurs du monde entier.

La bête fasciste, expression la plus violente et la plus barbare de l'impérialisme contre la classe ouvrière, était écrasée par les forces alliées et antifascistes avec le rôle décisif de l'héroïque Union Soviétique et de sa Glorieuse Armée Rouge, rôles qui sont chaque fois davantage niés et occultés par la propagande bourgeoise.

Ces dernières années, les tentatives de l'Union Européenne de réécriture de l'histoire et réhabilitation du nazisme-fascisme ont fleuri. Que ce soit par exemple le soutien aux néonazis et nostalgiques et des SS dans les pays baltes qui paradent librement, ou encore le soutien plus direct au Coup d'État de Maïdan en Ukraine qui a mis au pouvoir des néonazis et d'autres nostalgiques de Stepan Bandera. Ces tentatives, utiles au capital en pleine crise systémique, se sont poursuivies avec la résolution européenne de septembre 2019 qui assimile le communisme au nazisme-fascisme réhabilitant le second pour mieux attaquer le 1er, seule voie de sortie de ce système pourri. Rappelons que cette résolution vise entre autres à interdire les symboles et les partis communistes.

Camarades, ils peuvent toujours tenté de réécrire, ils n'effaceront jamais la vérité.

La bête a été écrasée en 1945 mais elle n'est pas morte. Aujourd'hui, le capital a besoin de relancer le nazisme-fascisme qui sert à désorienter et tromper les travailleurs frappés par la crise du système capitaliste (licenciements, misère, chômage de masse, préparation des guerres impérialistes...). Cette crise a vu ses effets amplifier avec la crise sanitaire et les mesures autoritaires comme le couvre-feu mises en place par les gouvernements bourgeois pour étouffer toute contestation sociale. Les vieilles politiques antipopulaires et antisociales social-démocrates et libérales ne peuvent pas satisfaire et répondre aux besoins et le nazisme-fascisme réapparait comme une alternative qui est fausse, qui ne fait que provoquer et est là pour briser les actions syndicales et l'unité ouvrière. Quoi qu'ils disent, les fascistes seront toujours au service de l'ordre social bourgeois. À cet égard, l'analyse de Dimitrov au 7e Congrès de l'IC en 1935 est toujours d'actualité :

"le fascisme arrive au pouvoir comme le parti de choc contre le mouvement révolutionnaire du prolétariat, contre les masses populaires en fermentation, mais il présente son avènement au pouvoir comme un mouvement "révolutionnaire" contre la bourgeoisie au nom de "toute la nation" et pour le "salut de la nation". [...] Mais quel que soit le masque dont le fascisme s'affuble, sous quel que forme qu'il apparaisse, quelle que soit la voie qu'il emprunte la voie pour arriver au pouvoir :

Le fascisme, c'est l'offensive la plus féroce du capital contre les masses travailleuses

Le fascisme c'est le chauvinisme effréné et la guerre de brigandage

Le fascisme c'est la réaction forcenée et la contre-révolution

Le fascisme c'est le pire ennemi de la classe ouvrière et de tous les travailleurs!"

Camarades, les derniers événements appellent à notre vigilance e ce n'est qu'en luttant pour la révolution et le socialisme que nous écraserons définitivement le nazisme-fascisme.

Aujourd'hui, nous sommes devant le monument national de la résistance qui symbolise ses deux principales activités (la lutte armée et la lutte de propagande clandestine) pour rendre hommage aux 17000 hommes et femmes qui ont lutté au péril de leur vie pour nous libérer du joug hitlérien et des collaborateurs zélés. Nombreux parmi eux étaient communistes et nombreux furent les exploits comme la publication du faux soir, journal parodique du Soir qui était contrôlé par la collaboration. On ne peut les citer tous mais ce sont tous des héros et des héroïnes comme Raoul Baligand, commandant des Partisans Armés et dirigeant du Front de l'Indépendance créé par le docteur Albert Marteaux membre du Parti Communiste. On pense aussi à Chaia Martchouk, dirigeante du PCB clandestin pour préparer l'action militaire. On pense à Louis van Brussel dirigeant de la résistance à Leuven. Et bien sûr à Julien Lahaut, futur président du Parti et membre depuis 1923. Julien Lahaut a mené des actions antifascistes dès les années 30 contre Rex et Degrelle, il a mené la grève des 100000 en pleine guerre en 1941. Julien Lahaut qui a été déporté parce que communiste. Julien Lahaut, qui avec son morceau de soleil dans sa poche, a montré ce qu'était la véritable solidarité. Lahaut qui a été assassiné par la réaction et les grands monopoles parce que communiste.

C'est notre histoire, c'est l'histoire de notre classe. C'est notre mémoire et commémorer aujourd'hui, c'est poursuivre la lutte pour une autre société débarrassée de l'exploitation capitaliste et du fascisme, une société bâtie par et pour les travailleurs.

Gloire et Honneur aux résistants Gloire et Honneur à l'Armée Rouge Vive le 9 mai À bas le révisionnisme historique Pour un front antifasciste, anticapitaliste, antiimpérialiste Pour la Révolution et le Socialisme!