#LIBERTYSTEEL : COLOSSE D'ACIER AUX PIEDS D'ARGILE. VERS UNE LUTTE INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS

En mars dernier, Greensill, compagnie de prêts à court terme, faisait faillite après des opérations douteuses entraînant dans sa tourmente de nombreux monopoles dont Liberty steel, colosse d’acier aux pieds d’argile du vautour Sanjeev Gupta. Ce sont 35000 emplois du groupe qui sont menacés dans le monde dont 5000 en Grande-Bretagne sur onze sites dont Motherwell ou encore Stocksbridge que Gupta a décidé de vendre. La Ligue des Jeunes Communistes Young Communist League - Britain effectue un travail d’information auprès des travailleurs, notamment avec sa branche du South Yorkshire et son magazine « Challenge - YCL » (cf. https://challenge-magazine.org/.../liberty-steel-workers.../). C’est bien toute la chaîne de production qui est menacée avec la fermeture possible en aval d’autres usines comme Brinsworth où sont concernés 700 travailleurs… Les sites français d’Ascoval, de Dunkerque et d’Hayange sont également concernés tout comme 3 sites en région liégeoise et un au Luxembourg sans oublier les travailleurs de Skopje (Macédoine) d’Ostrava (République Tchèque), Galati (Roumanie) ces deux derniers ayant connu de nouvelles transactions douteuses autour des permis de polluer – le PDG de Liberty Steel Galati-Skopje est d’ailleurs impliqué dans une enquête pour corruption avec l’ancien ministre de l’environnement libéral roumain.

Il faut rappeler que les sites de Liège ont été cédés par Arcelor Mittal en 2018 à Liberty Steel dans le cadre d’un accord entre monopoles. Pour racheter l’aciérie d’Ilva en Italie et ne pas tomber sous le coup d’une « entrave à la concurrence dans le marché intérieur » par la Commission européenne, Mittal a vendu les sites liégeois de Galvanisation 4 et 5 (Phoenix) et Ferblatil ainsi que le site de Düdelingen au Luxembourg au monopole dirigé par Gupta. Le 1er juin dernier, le KPL - d'Kommunisten a appelé à la nationalisation sous contrôle ouvrier (cf. https://www.zlv.lu/db/1/1468315827443)

La politique industrielle des Mittal, Gupta et autres vautours de l’acier ne répond à aucune stratégie, à aucun plan si ce n’est la recherche du profit immédiat quitte à jeter à la rue des milliers de travailleurs et ce ne sont pas les gouvernements soumis aux capitalistes qui sauveront les emplois. Ce qui se passe actuellement est la suite et la conséquence du démembrement de la sidérurgie publique bradée selon la fameuse règle du capitalisme et son État : « socialisation des pertes, privatisation des profits ». Les exemples sont nombreux : de Cockerill-Sambre à British Steel payé par le contribuable britannique jusqu’à sa revente un an après à un monopole chinois en 2020.

Pour le maintien de l’emploi, seule une lutte coordonnée des travailleurs à l’échelle internationale, en France, au Luxembourg, en Belgique, en Grande-Bretagne et ailleurs… pourra être victorieuse.

Vers l’unité de notre classe ! Organisons-nous pour renverser ce système barbare et lui substituer une société débarrassée des parasites de la finance, une société dirigée pour et par la classe des travailleurs et travailleuses.

Photos des piquets à Ferblatil et Phoenix lors de la grève nationale du 29 mars dernier pour l'augmentation des salaires et l'amélioration des fins de carrière.

0 vue0 commentaire