top of page

Massacre de Grâce-Berleur. La répression n'arrêtera pas la lutte de notre classe.


Cela fait désormais plusieurs années que nous retournons chaque 30 juillet rendre hommage aux 4 ouvriers et résistants tués par la gendarmerie à Grâce-Berleur en 1950 en pleine question royale. À l'époque il y avait d'énormes mobilisations ouvrières et résistantes contre le retour du roi collabo Léopold III. Plus qu'une opposition à une personne, c'était l'expression de la lutte des classes. Si aujourd'hui l'enquête a prouvé que l'assassinat du président du Parti Communiste, Julien Lahaut, 19 jours après la répression sanglante à Grâce-Berleur, n'était pas lié à la question royale et aux Leopoldo-rexistes comme on l'a longtemps cru, il est tout de même intervenu dans un moment de grande tension sociale contre un leader ouvrier populaire par un réseau anticommuniste financé par le grand capital.

Ce 30 juillet nous nous rappelons d'Albert Houbrechts, Joseph Tomas, Henri Vervaeren et Pierre Cerepana et la mémoire de leur martyr doit être entretenue pour poursuivre la lutte aujourd'hui non seulement contre ce vestige du passé que représente la monarchie mais aussi contre un État qui représente les intérêts d'une minorité parasitaire et qui n'hésite pas à réprimer les organisations et militants ouvriers.

Si nous luttons toujours pour une république, nous luttons avant tout pour le socialisme, pour une république socialiste en Belgique car la forme que prend l’État sous le capitalisme ne change pas les rapports de production, l'exploitation et la répression de notre classe. Les exemples sont nombreux de répression que ce soit à travers la justice de classe ou l'envoi de milices contre les syndicalistes sous la monarchie parlementaire belge ou la République italienne. Dès 2020 nous appelions ainsi, depuis Grâce-Hollogne, à la solidarité internationale avec les travailleurs de Fedex à Piacenza attaqués par le monopole étasunien de la logistique également implanté à l'aéroport de Bierset. Faut-il rappeler l'assassinat d'ailleurs, délégué Si.Cobas tué par un chauffeur jaune?

En Belgique, faut-il rappeler les 17 camarades de la FGTB condamnés pour avoir participé à une action de grève? Faut-il rappeler Bruno Verlaeckt de l'ABVV Antwerpen, le camarade de la CGSP à Lantin?

La répression ne s'est pas arrêtée mais elle n'arrêtera pas la lutte des classes.

Le 19 juillet dernier, plusieurs dirigeants et militants des syndicats de classe USB et Si.Cobas qui ont mené la lutte contre Amazon, Fedex...

Nous réaffirmons notre solidarité avec eux et exigeons leur libération immédiate, l'abandon des poursuites et l'annulation de toutes les condamnations prononcées contre des syndicalistes pour la simple raison d'avoir lutté pour améliorer notre condition, pour une autre société débarrassée de l'exploitation !

Toccano Uno Toccano Tutti

2 vues0 commentaire

Comentários


bottom of page