Engie, un monopole dans une lutte de concurrence / als energie-monopolie in een concurrentiestrijd


[FR] Engie, un monopole énergétique dans une lutte de concurrence dans le capitalisme en crise


En France, les travailleurs d'Engie, travaillant dans la division de la gestion de l'eau et des déchets et des activités environnementales, la division d’Engie appelée Suez, sont préoccupés pour leurs emplois. La division d'Engie, Suez sera vendue dans son intégralité à Veolia, groupe dont les activités principales sont précisément celles de la division d’Engie, Suez. Effets d'échelle garanti! Selon Franck Reinhold von Essen, secrétaire (CGT) du Comité d'entreprise européen de Suez, “l’autorité de la concurrence demandera certainement à Veolia de céder des pans entiers d’activité. Il y aura forcément une grosse casse sociale, rien que pour l’eau, ce sont 29.000 emplois chez Suez, dont 75% devront être cédés. Si on applique le taux de 20% qui est retenu pour les restructurations, cela fait 4 à 5.000 emplois supprimés.”

En Belgique, les travailleurs de plusieurs divisions d'Engie Services sont concernés. Ce sont des unités Engie telles que Fabricom, Axima et Cofely, mais aussi quelques entités plus petites. Cela concerne 10 000 emplois. Le siège social d'Engie à Paris a récemment annoncé que les deux tiers des activités de services du groupe mondial Engie seraient cédés. Engie a confirmé qu'il souhaitait se concentrer sur un certain nombre d'activités telles que les énergies renouvelables et les infrastructures. Les travailleurs craignent surtout que les différentes unités ne soient vendues SÉPARÉMENT.


L'énergie est extraite de la nature, de la matière, transformée en «forme gérable», l'électricité. Cela se fait aujourd'hui par des monopoles. L'un d'eux est Engie

L'énergie, au début du capitalisme sous forme de vapeur, maintenant principalement sous forme d'électricité, peut être considérée comme une "matière première" pour les chaînes de production capitalistes. L'énergie fait partie de la matière et est “libérée” de la matière. Cette matière elle-même est parfois des matières premières comme le charbon, le pétrole, le gaz, la radioactivité de l'uranium, le composé hydrogène-oxygène de l'eau, mais aussi des vecteurs d'énergie comme l'eau, le vent et la lumière du soleil peuvent “fournir” de l'énergie. En fin de compte, la forme sous laquelle l'énergie est “livrée” est principalement la forme d'électricité d'aujourd'hui. Ce sont les monopoles mondiaux qui font cela.

Comme un Engie, mais aussi un EDF, un E.ON, un ENEL et un RWE.

Ce sont des exemples de monopoles mondiaux, mais pour une raison ou une autre (participation de l'État, pays d'origine de la «start-up») ils sont «associés» à un pays: Engie est une entreprise “française”, comme EDF, E.ON est une entreprise “allemande”, comme RWE,… et ENEL est “italienne”.


Mais les entreprises d’énergie telles que Luminus. Essent, T-Power, Lampiris, ENECO et autres, ne sont-ils pas des monopoles mondiaux?

Toutes ces entreprises énergétiques, en particulier si elles “fournissent” à l'industrie, ou à l'infrastructure et donc pas seulement aux clients individuels, sont d'une manière ou d'une autre “connectées” (soit par la participation, soit ce sont des “filiales locales”…) avec un monopole d’énergie mondial. Essent appartient à RWE, Lampiris appartient au groupe Total S.A. et EDF détient une participation majoritaire dans Luminus. Le marché de l'électricité en Belgique est donc en grande partie aux mains des Français. Et puisque l'Etat français détient des participations dans Engie et EDF, on pourrait dire qu'il existe une société publique d'énergie en Belgique…. Mais bien du gouvernement FRANÇAIS. (une petite blague ...je rigole!)

Désormais, ces monopoles d’énergie sont soumis à la même forme de “surcapacité” que tout autre secteur de production contrôlé par des monopoles mondiaux (comme le secteur automobile p. ex.).

Les POSSIBILITÉS de production sont bien plus grandes que ce que le marché peut “absorber”.

La concurrence n'a pas lieu sous la forme d'une sécurisation d'un marché devant le nez d'un concurrent, maintenant la concurrence est sur le point de capturer une partie du marché du concurrent, et de "forcer" le concurrent de rendre ses parts de marché (par arrêt de la production, par démantèlement par lui-même, par se faire “vendre” ou par démantèlement après d’être vendu).


Le développement des monopoles capitalistes depuis les années 80 se produit en forme des “restructurations”

Cette dynamique est à la base de ce qu'on a appelé des “restructurations” à partir des années 80.

Une restructuration commence par une annonce. Cette “annonce” sert par exemple à stimuler le cours de l'action, à rassurer les actionnaires et à susciter l'intérêt des investisseurs/banques. Une telle restructuration implique principalement (en ce qui concerne un tel monopole) de se concentrer sur cette “activité principale ou centrale” dont on peut convaincre les personnes susmentionnées que l'on est capable de “grandir”. “Croissance” signifie: conquérir des parts de marché à des concurrents dans cette “activité principale”, qui sont alors contraints de “rétrécir”… ou “d'abandonner” ces parts de marché en cette activité.

Dans le même temps, des activités NON principales ou centrales, ou des activités dans lesquelles il existe des concurrents qui n'ont que CELA comme activité principale et avec laquelles ils conquièrent des parts de marché, sont cédées, démantelées ou abandonnées et démantelées par “l’acquéreur”.

La “performance” d'une entreprise est jugée par les actionnaires sur certains chiffres. Sur la base de mes propres calculs(voir Tableau 1), je donnerai (seulement) un exemple de comparaison de “performance”. Vous voyez donc que ce qui concerne la “rentabilité” (Résultat Net en pourcentage du Chiffre d'Affaires, RN/CA %): Engie et EDF obtiennent les moins bons résultats. C'est également le cas en matière de “productivité” (le Chiffre d'Affaires divisé par le Nombre de Salariés en donne une impression: CA/SAL($)), Engie et EDF obtiennent les moins bons résultats.


La concurrence entre monopoles au stade final de l'impérialisme en termes concrets dans le secteur de l'énergie. Engie est un tel monopole….

Engie, comme la plupart des entreprises d’énergie, opère dans différentes parties du monde. Cependant, elle est plus ou moins perçue comme une entreprise “française” car l'État français détient près de 24% des actions. Engie est également cotée en bourse. Mais l'un de ses concurrents est aussi une “entreprise française”, et même en Europe la plus grande entreprise d'énergie: Électricité de France (EDF).

Mais pas seulement l'EDF «français», mais aussi l'E.ON «allemand» est un concurrent important d'Engie. En fait, selon “Owler Company Profile”, "ENGIE est l'un des principaux concurrents d'E.ON".

Engie s'est sentie obligée de communiquer un plan stratégique à ses actionnaires et d'assurer un bon score à ses actions en bourse.

Par exemple, Engie a annoncé cet été qu'elle lançait un exercice stratégique sur son département de services. A l'avenir, le groupe d’énergie français souhaite se concentrer uniquement sur la production d'énergies renouvelables et les infrastructures énergétiques.

"L'exercice est maintenant terminé. Il a été décidé de créer deux entités cohérentes, dans le but de renforcer leur développement”, confirme la porte-parole Anne-sophie Hugé. Les deux entités auront plus d'autonomie, mais elle estime qu'il est prématuré de dire à quoi ressemblera l'actionnariat dans le futur. Plus de clarté est attendue d'ici le milieu de l'année prochaine. Elle souligne qu'il reste l'intention de poursuivre Engie Solutions dans son ensemble. “Les activités belges sont fortes ici, elles sont le leader du marché”, semble-t-il. (….)

Selon Mo Sabhaoui du syndicat socialiste, beaucoup de choses ne sont toujours pas claires.

C'est précisément cette incertitude qui inquiète le personnel. La direction souhaite conserver les solutions dans leur ensemble, mais il reste à craindre qu'elles ne soient finalement éliminées en morceaux. Qui est prêt à s'occuper d'un si grand groupe? "

Vendredi, l’action d'Engie a augmenté de plus de 3% … (De Standaard, 14-15 nov.2020: “Inquiètude parmi le personnel d'Engie Solutions”)

Mo Sabhaoui, a raison, car Anne-Sophie Hugé indique déjà indirectement la condition: “rester leader du marché”. Et si la concurrence réussissait à devenir “leader du marché”? Engie Solutions pourra-t-il encore rester un tout?


Concurrence entre les monopoles de l'énergie pour la part de marché de la «demande du marché»: ‘une alimentation électrique stable et forte pour l'industrie et les infrastructures associées à la production (y compris la logistique, etc.)

Très concrètement, cette concurrence est déterminée par le fait: la sortie du nucléaire et l'obligation de fournir une énergie verte et durable.

C'est “l'effondrement” (“meltdown”) de Fukushima qui a incité Merkel à fermer et à mettre hors service toutes les centrales nucléaires à court terme. Un exit nucléaire a également été annoncé en Belgique.

Les monopoles énergétiques RWE et E.ON, mais aussi ENGIE ont décidé (en fait ils DEVAIENT le faire, compte tenu des accords climatiques à Paris ...) de se concentrer sur les énergies alternatives, nécessaires pour conquérir mutuellement des parts de marché sur la concurrence de la “demande” de l'industrie. Pour l'industrie, une alimentation électrique stable et puissante avec une flexibilité supplémentaire «sur mesure» est cruciale. Parce que l'énergie solaire et éolienne ne peut garantir cela, (notamment à RWE) des travaux ont été refaits sur le lignite. Engie pense aux centrales au gaz, car elle-même a déjà un secteur gazier fort…

Cet abandon de la filière nucléaire par les monopoles constitue un grave danger pour les populations car, comme vous le savez bien, ils vont désinvestir, donc moins bien entretenir les centrales pour faire des économies de coûts, presser au maximum le citron. Un grand classique du capitalisme. Pour rappel, la Belgique est dans le triangle de la mort : CHOOZ, DOEL, TIHANGE... Pour notre propre sécurité nous devrons lutter pour que ce soient les états qui reprennent en main l'industrie nucléaire pour la mener à sa fin le plus rapidement possible, sous contrôle des travailleurs du secteur mais en faisant payer la facture du démantèlement aux monopoles qui ont engrangé des montagnes de bénéfices grâce au nucléaire.


Engie est le plus grand fournisseur d'électricité en Belgique (EDF «détient» une petite partie de quelques unes de ces 7 - centrales nucléaires) Electrabel, ancien monopole de l'électricité, fait désormais partie d'ENGIE. Bien que la «part de marché» d'Electrabel ait diminué au fil du temps. La majeure partie de l'électricité provient (maintenant encore) de l'énergie nucléaire.

Fin 2011, Electrabel détient toujours une part de marché très importante (70%) de la capacité totale de production d'électricité, même si elle a vu sa part de marché diminuer ces dernières années. Le deuxième acteur le plus important est EDF Luminus avec une part de marché de 14% en capacité de production. Le troisième acteur en Belgique est l'allemand E.ON, qui a acquis 9% de la capacité de production via un swap avec Electrabel début novembre 2009. Le quatrième acteur est un nouveau venu: mi-2011, la T-Power STEG a été mise en service. T-power fait partie du Groupe Tessenderlo (le nom fait référence à Tessenderlo Chemie, l'activité principale du groupe) et détient une part de 3% du marché belge de la production. (Extrait de «Le développement des marchés de l'électricité et du gaz naturel en Belgique. Communiqué de presse de l'année 2011», www.creg.be, www.cwape.be, www.brugel.be, www.vreg.be)

Le monopole énergétique ENEL était également présent en Belgique (pour moins de 3%), sous la forme de l'usine de Marcinelle Energy. Enel a cédé sa société d'énergie de Marcinelle, fin 2016, à Total Direct Energie en France.


Sortie du nucléaire et énergie verte

Des projets de sortie du nucléaire d'ici 2025? Totalement irréaliste, déclare Wouter De Geest, PDG de BASF-Anvers. Il dit que l'indécision politique nuit à notre crédibilité: “Si quelque chose n'arrive pas rapidement, nous abandonnerons de facto notre industrie nucléaire. Soit nous allons importer en masse de l’énergie de l’étranger, soit nous allons commencer dès aujourd'hui par la conception, la planification et la construction de neuf centrales au gaz - qui ont d’ailleurs une émission de CO2 supplémentaire considérable. Aucune de ces choses n'arrive. Mathématiquement, on ne peut guère faire autre chose que d'opter pour l'option nucléaire minimale: une transition progressive, dans laquelle la sécurité d'approvisionnement et les prix sont au cœur. À moins que nous n'abandonnions de facto notre industrie."

(https://www.tijd.be/ondernemen/chemie/Wouter-De-Geest-BASF-Willen-we-geen-industrie-meer/9963642, Wouter De Geest (BASF): "Ne voulons-nous plus de l'industrie?" , 16 décembre 2017)


Concurrence pour capturer les parts de marché d'Engie («français») par rapport à RWE et Eon (allemand)

“L'énergie durable ou/et verte” est le “produit” pour remplacer l'énergie fossile et/ou nucléaire qui est “offert” sous la forme d'une alimentation électrique stable, bon marché, flexible et avec lequel la part de marché est gagnée aux dépens du concurrent.

Que cette énergie durable et/ou verte serve, par exemple, à la concurrence entre monopoles chimiques dans la production de matières premières plastiques (par exemple de BASF versus INEOS), la production de matières premières plastiques étant basée sur des combustibles fossiles , n'est pas important pour ces monopoles producteurs d'énergie (que ce soit ENGIE ou EO.N ou RWE).

Ainsi, là où l'énergie nucléaire «couvre» à peu près la partie de l'électricité (jusqu'à la sortie du nucléaire) qui est “demandée” par l'industrie, les monopoles énergétiques doivent désormais se concurrencer pour la même quantité, avec la même stabilité, désormais via “durable et/ou électricité verte”.


Que cette électricité verte serve désormais (dans le cas de l'industrie chimique) à la production de plastique, dont plus de 30% est utilisé pour des emballages (non recyclés à 80%…) et qui finira comme “soupe plastique” en mer,… n'est pas une préoccupation pour ces monopoles énergétiques.


L'électricité qu'Engie fournit, via les centrales nucléaires, à l'avenir peut-être à partir d'éoliennes et de centrales à gaz, passera de toute façon par le réseau appartenant à ELIA, le monopole “belge” qui gère le réseau électrique.

Elia en Belgique a le monopole en tant que gestionnaire de réseau de transport, mais n'est plus une entreprise purement belge, elle est devenue une véritable multinationale. Elia possède l'un des quatre gestionnaires de réseau allemands 50 Herz comme filiale. Grâce à son “pied” dans le réseau allemand, il a pu, en collaboration avec Amprion, également l'une des quatre sociétés d'exploitation de réseau allemandes, établir une connexion par câble entre le réseau électrique belge et allemand.


Et alors, à De Standaard du 10 au 11 novembre dernier. : “Se connecter avec l'Allemagne contribue à la sortie du nucléaire”

Pour la première fois, la Belgique peut importer et exporter de l'électricité directement vers l'Allemagne, via un câble à très haute tension souterrain de 90 kilomètres. (...)

L'opérateur belge de haute tension (Elia et son homologue allemand Amprion) Il a été baptisé Alegro. Il s'agit de la première connexion électrique directe entre les deux pays. Il sera mis en service à partir du 18 novembre 2020. Selon Chris Peeters, PDG d'Elia, la rationalisation directe contribuera à rendre possible la sortie du nucléaire en 2025. En cas de panne d'électricité ou de menace de panne d'électricité, Alegro peut rapidement transporter une grande quantité d'électricité dans un sens ou dans l'autre. (….) La connexion ouvre la porte à la fourniture à grande échelle d'électricité verte en provenance d'Allemagne.


Urgence

La Rhénanie-Westphalie, l'État fédéral qui borde notre pays, est l'une des plus grandes régions d'énergie éolienne d'Allemagne. À l'avenir, notre pays devra fournir beaucoup d'électricité verte, car les possibilités d'énergie éolienne et solaire sont trop limitées pour atteindre les objectifs européens. (….) L'accès direct à l'électricité allemande permet de produire de l'électricité dans notre pays moins cher.

(….) Il y a quelques semaines, la filiale allemande d’Elia, 50 Hertz, a dévoilé un plan de connexion des parcs éoliens allemands et danois en mer Baltique.

Ici donc les concurrents d'Engie, à savoir E.ON et RWE, ont de bons atouts, pour pouvoir conquérir des parts de marché d'ENGIE qu'il détenait sur le marché électrique belge (via ses centrales nucléaires), mais qui ne seront plus “approvisionnées” par l'énergie nucléaire.



La majeure partie de l'énergie va à la production capitaliste et à l'infrastructure servant cette production, mais 1/5 va aux “ménages”

Sur la base des données 2016 de la CREG et du FPS Economie, on constate qu'à cette époque 51% de l'électricité provenait du nucléaire, soit 43,5 Twh sur un total de 84,4 Twh. Sur ce total, 38,5 Twh (soit 45,6%) sont fournis à l'industrie. Seuls 19,2 Twh (soit 22,5%) desservent les “ménages”.

Alors là où 22,5% de l'électricité produite est destinée aux ménages, c'est 77,5% pour les lignes de production capitalistes et les infrastructures qui les accompagnent.

Dans le secteur “Industrie”, nous constatons que les sous-secteurs “acier” et “chimie/pétrochimie”, ensemble, “demandent” autant d'électricité que TOUS les ménages.


Mais entre-temps, davantage de salaires sont consacrés aux coûts de l'énergie et les prix de l'énergie pour l'industrie sont plus bas que ceux des pour les ménages

Or, selon les données d'Eurostat, en Europe, les GRANDS utilisateurs, donc les entreprises capitalistes, paient en moyenne 1/5 à 2/3 du prix de l'électricité que les ménages doivent payer.

De plus, les familles doivent payer une part croissante de leurs revenus (salaire) pour l'électricité (et le gaz).






Les lois du capitalisme à son stade impérialiste

Ce que fait Engie maintenant, c'est simplement suivre la loi de la concurrence capitaliste entre monopoles opérant dans un marché qui a une certaine limite finitude. ("surcapacité"). Donc le cœur de métier avec lequel on va concurrencer, se concentrer ici autour l’énergie (“durable”, “renouvelable”,….), laissant les “parts de marché” que l'on a autour d'autres “produits” à des concurrents plus compétitifs dans ce domaine, car ils se concentrent autour de CE “produit” - ENGIE donc se concentrer autour de l'énergie et Veolia, par exemple, autour de l'eau potable, de l'assainissement de l'eau et du traitement des déchets. Alors qu'Engie “se concentre” sur l'énergie, il cède Suez (la division dédiée à la gestion et à l'élimination des déchets) à Veolia.


Mais le secteur des services d'ENGIE est également en cours de devenir “plus indépendant” pour la même raison (concentration autour de l'énergie).

Ainsi, cette division doit “prouver” si elle peut elle-même être plus “compétitive” avec son “produit” (services et entretien du réseau…)… ou (en cas d'échec) elle sera reprise par un concurrent…. ou en “morceaux” à différents concurrents.


Combattre ces lois du fonctionnement du capitalisme (prises de contrôle, désinvestissements, restructurations pour la concurrence,,….) N'EST PAS POSSIBLE À L'INTÉRIEUR de la société bourgeoise basée sur le capitalisme.

Bien sûr, il faut toujours lutter - tant que le capitalisme existe encore - CONTRE la destruction continue de toutes les aquises (salaires, conditions de travail, sécurité sociale, accès aux soins de santé, ...). Mais c'est une lutte non pas seulement des travailleurs, touchés par des restructurations, des départements ou des divisions menacés.

Il s'agit d'une lutte de classe au profit de TOUS les travailleurs et menée par les travailleurs en UNITÉ.


Il n'est possible de combattre les lois capitalistes elles-mêmes qu'en combattant la dictature bourgeoise et en combattant les rapports de production capitalistes défendus par elle, c'est-à-dire que “L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés..." (Le Capital - Livre premier, Le développement de la production capitaliste, de Karl MARX, dans "VIII° section: L'accumulation primitive, Chapitre XXXII : Tendance historique de l’accumulation capitaliste", https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-32.htm)


De plus, même si l'approvisionnement énergétique va être dans une large mesure “verte”, l'énergie RESTERA encore toujours “une matière première” pour les lignes de production capitalistes, et les monopoles énergétiques pour leur concurrence, ainsi que les entreprises capitalistes pour lesquelles ils fourniraient alors cette énergie “verte”, continueraient à augmenter le taux d'exploitation, avec pour résultat: chômage ou conditions de travail dégradées et moins de salaires (...et, parce que en relation avec les salaires, moins de sécurité sociale et/ou moins de soins de santé). La production capitaliste produira avec de l'énergie “verte” quand même sur la base de “l'appropriation” des matières premières nécessaires (en Afrique ou en Amérique du Sud…) et produira quand même toutes sortes de “déchets” (liés au produit vendu, par exemple l'emballage…).


Telles sont toutes les raisons pour la rupture ultime des rapports de production capitalistes (sur la base de la propriété privée des moyens de production d'un cercle de capitalistes de plus en plus restreint) et du développement (sur la base de la “propriété” collective et sociale des moyens de production) une méthode de production totalement adaptée aux besoins réels de ses produits, ainsi que de la technologie de production et de la distribution finale des produits.

Je me réfère également à mon article dans Le Journal du PCB-CPB n ° 3, nov. 2020, "S'il y a une chose que la pandémie actuelle de COVID-19 montre, c'est que le capitalisme a fait son temps …"


Nico Oldenhof


[NL] Engie, als energie-monopolie in een concurrentiestrijd in het kapitalisme in zijn huidig imperialistisch stadium


In Frankrijk maken werkers bij Engie, werkend in de divisie van water- en afvalbeheer en activiteiten betrekking tot het milieu, de Engie-divisie die de naam Suez heeft, zich zorgen over hun werkplaatsen. De Engie-divisie Suez zal in zijn geheel verkocht worden aan Veolia een groep waarvan de kernactiviteiten juis die van de Engie-divisie Suez zijn. Volgens Franck Reinhold von Essen, secretaris (CGT) van de Europese ondernemingsraad van Suez, “zal de mededingingsautoriteit Veolia zeker vragen om volledige activiteitsdomeinen af ​​te stoten. Er zal onvermijdelijk een grote sociale ineenstorting zijn, alleen voor water zijn er 29.000 banen bij Suez, waarvan 75% moet worden verkocht. Als we het tarief van 20% toepassen dat bij herstructurering wordt gehanteerd, gaan er 4 tot 5.000 banen verloren.”

In België maken werkers werkend in een aantal eenheden uit de divisie Diensten van Engie zich zorgen. Het gaat om om de eenheden van Engie zoals Fabricom, Axima en Cofely maar ook nog enkele kleinere entiteiten. Het gaat hier om een 10.000 werkplaatsen. Het hoofdkwartier van Engie in Parijs kondigde onlangs aan dat twee derde van de dienstenactiviteiten van de wereldwijde groep Engie zullen worden afgestoten. Engie bevestigde namelijk dat het zich wil concentreren op een aantal activiteiten zoals hernieuwbare energie en infrastructuur. De werkers vrezen vooral dat de verschillende eenheden AFZONDERLIJK verkocht worden.


Energie wordt gewonnen uit de natuur, uit materie, omgevormd tot “hanteerbare vorm”, electriciteit. Dit wordt vandaag gedaan door monopolies. Eén ervan is Engie

Energie, in het begin van het kapitalisme in de vorm van stoom, nu meestal in de vorm van electriciteit, is te beschouwen als een “grondstof” voor de kapitalistische productielijnen. Energie is een onderdeel van materie, en wordt “vrijgemaakt” uit de materie. Die materie zijn zelf soms grondstoffen maar dus ook energiedragers: steenkool, olie, gas, de radioactiviteit in uranium, de waterstof-zuurstof verbinding in water, even als dat water wind en zonlicht kunnen energie “leveren”. Uiteindelijk is de vorm waarin de energie “geleverd”wordt, vandaag de dag meestal de vorm van electriciteit. Het zijn globale monopolies die dit doen.

Zoals een Engie, maar ook een EDF, een E.ON, een ENEL en een RWE.

Het zijn voorbeelden van globale monopolies, maar om één of andere reden (staats-participatie, land van oorsprong van het “beginbedrijf”) worden die “geassocieerd” met een land:

Zo is Engie een “Frans” bedrijf, evenals EDF, is E.ON een “Duits” bedrijf, alsook RWE, … en is ENEL “Italiaans”.




Maar energiebedrijven zoals Luminus. Essent, T-Power, Lampiris, ENECO e.d., dat zijn toch geen globale monopolies?

Al die energiebedrijven, zeker als ze “leveren” aan de industrie, of aan de infrastructuur en dus niet alleen aan inviduele klanten, zijn op één of ander manier “verbonden”( ofwel door participatie, ofwel maken zij er deel van uit, of vormen ze een “plaatselijke vestiging” …) met een globaal energie-monopolie. Zo is Essent in handen van RWE, Lampiris is in handen van de Total S.A.-groep en heeft EDF een meerderheidsaandeel in Luminus. En zo is de electriciteitsmarkt van België eigenlijk grotendeels in Franse handen. En daar de Franse staat participaties heeft in Engie en EDF zou je kunnen zeggen dat er in België een overheids-energiebedrijf is, …. alleen dan wel van de FRANSE overheid. (grapje!)

Nu zijn die energie-monopolies onderhevig aan eenzelfde vorm van “overcapaciteit” als elk andere productie-sector die beheerst wordt door globale monopolies (zoals bv de automobiel-sector).

De MOGELIJKHEDEN tot productie zijn véél groter dan de markt kan “absorberen”.

De concurrentie geschiedt niet meer in de vorm van een veroveren van een markt voor de neus van een concurrent, gaat de concurrentie nu over het veroveren van een marktaandeel VAN de concurrent, en de concurrent “dwingen” tot het opgeven van dat marktaandeel (door de productie te stoppen, door zich te ontmantelen, door zich te laten “overnemen”, of door na overname ontmanteld te worden).


De ontwikkeling van de kapitalistische monopolies sinds de jaren ‘80 gebeurt in de vorm van “herstruktureringen”

Deze dynamiek ligt aan de basis van wat men vanaf de jaren ‘80 is gaan noemen, “herstruktureringen”.

Een herstrukturering begint met een aankondiging. Deze “aankondiging” dient om bv de koers van het aandel te stimuleren, de aandeelhouders gerust te stellen, en om bij investeerders/banken interesse te doen wekken. Zo’n herstrukturering houdt vooral in (wat zo’n monopolie betreft) het zich richten op die “kernactiviteit” waarvan men de bovengenoemde mensen kan overtuigen dat men instaat is “om te groeien”. “groei” houdt in: marktaandelen veroveren op concurrenten in die “kernactiviteit”, die dan tot “krimpen” … of “opgeven” worden gedwongen.

Tegelijk worden NIET kernactiviteiten, of activiteiten waarop er concurrenten zijn die DAT als kernactiviteit hebben en daarop marktaandelen veroveren, afgestoten, ontmanteld of overgelaten en door de “overnermer” ontmanteld.

De “performance” van een bedrijf wordt door de aandeelhouders beoordeeld van bepaalde cijfers. Op basis van eigen berekeningen geef ik (slechts) een voorbeeld van een vergelijking van “performance”. Zo zie je dat wat “winstgevendheid” (netto-resultaat als percentage van de omzet) betref: Engie en EDF het slechste scoren. Dit is ook zo wat betreft “poductiviteit” (Omzet gedeeld door aantal loontrekkenden geeft hiervan een beeld) is het Engie en EDF die het slechste scoren.


De concurrentiestrijd tussen monopolies in het eindstadium van het imperialisme concreet in de energie-sector. Engie is zo’n monopolie….

Engie is daar één van. Engie is zoals de meeste energie-bedrijven in verschillende delen van de wereld actief. Het wordt echter min of meer als een “Frans” bedrijf gezien omdat de Franse staat bijna 24% van de aandelen in handen heeft. Engie is ook beursgenoteerd. Maar zo is één van haar concurrenten óók een “Frans bedrijf”, en zelfs Europees gezien het grootste energie-bedrijf: Electricité de France (EDF).

Maar niet alleen het “Franse” EDF, ook het “Duitse” E.ON is een belangrijke concurrent van Engie. Volgens “Owler Company Profile” is het zelfs zo: “ENGIE is one of E.ON's top competitors.”

Engie voelde zich verplicht om tegenover haar aandeelhouders en voor een goede score van haar aandelen op de beurs, een strategisch plan kenbaar te maken.

Zo maakte Engie deze zomer bekend dat het een strategische oefening opstartte over zijn dienstenafdeling. Het Frans energieconcern wil zich in de toekomst alleen nog toespitsen op de productie van hernieuwbare energie en op energie-infrastructuur.

‘De oefening is nu afgerond. Er is beslist om twee coherente entiteiten te creeëren, met de bedoeling hun ontwikkeling te versterken’, bevestigt woordvoerster Anne-sophie Hugé. De twee entiteiten krijgen meer autonomie, maar volgens haar is het nog voorbarig om te zeggen hoe het aandeelhouderschap er in de toekomst zal uitzien. Tegen midden volgend jaar wordt meer duidelijkheid verwacht. Ze beklemtoont wel dat het de bedoeling blijft om Engie Solutions als één geheel te laten verder gaan. ‘De belgische activiteiten staan hier sterk, ze zijn marktleider’, klinkt het.(….)

Volgens Mo Sabhaoui van de socialistische vakbond zijn er nog heel wat zaken onduidelijk.

‘Het is precies die onzekerheid die ongerustheid veroorzaakt bij het personeel. Het management wil Solutions als één geheel behouden, maar toch leeft de vrees dat het op termijn in stukken van de hand zal worden gedaan. Wie is bereid om zo’n grote groep onder zijn hoede te nemen?’

Het aandeel van Engie steeg vrijdag ruim 3 procent ... (DS, 14-15 nov. 2020: Onrust bij personeel Engie Solutions)

Hij, Mo Sabhaoui, heeft gelijk, want Anne-Sophie, geeft indirect de voorwaarde al aan: “marktleider blijven”. Wat als de concurrentie er in slaagt om “marktleider” te worden? Zal Engie Solutions dan nog één geheel kunnen blijven?


Concurrentiestrijd tussen de energie-monopolies om marktaandeel van de “markt-vraag”: een stabiele sterke stroomlevering aan de industrie en de infrastruktuur die samenhangt met de productie (o.a. logistiek,….)

Héél concreet wordt deze concurrentiestrijd bepaald door het gegeven: de kernuitstap en de verplichting om duurzame, groene energie te leveren.

Het was de “meltdown” in Fukushima dat de aanleiding was van Merkel’s besluit om op korte termijn alle kerncentrales te sluiten en te onmantelen. Ook in België is er een kernuistap aangekondigd.

De energie-monopolies RWE en E.ON, maar ook ENGIE besloten (In feite MOESTEN ze dit wel doen, gezien de klimaatakkoorden in Parijs….) om zich te concentreren op alternatieve energie, noodzakelijk om in de concurrentiestrijd elkaars marktaandeel te veroveren van de “vraag” van de industrie. Voor de industrie is een stabiele en krachtige stroomvoorziening met een bijkomende flexibiliteit “op maat”, cruciaal. Omdat zonne- en windenergie dit niet kunnen garanderen, is er, (vooral bij RWE) opnieuw werk gemaakt van bruinkool. Engie denkt aan gascentrales, aangezien zijzelf reeds een sterke gassector heeft…..

Dit opgeven van de nucleaire industrie door de monopolies vormt een ernstig gevaar voor de bevolking, wan zoals je weet, ze gaan desinvesteren, en de centrales dus minder goed onderhouden om kosten te besparen, om de citroen zoveel mogelijk te persen. Een grote klassieker van het kapitalisme. Ter herinnering, België bevindt zich in de driehoek van de dood: CHOOZ, DOEL, TIHANGE ...

Voor onze eigen veiligheid zullen we moeten vechten, zodat het de staten zijn die de nucleaire industrie overnemen om er zo snel mogelijk een einde aan te maken, onder controle van de werkers in de sector, maar door de monopolies die zoveel winst uit de kernenergie hebben gehaald te laten betalen voor de ontmanteling.


Engie is de grootste leverancier van electriciteit in België (EDF heeft een kleine aandeel van (de en dan nog enkele van de 7) centrales in “eigendom”)

Electrabel, vroeger zowat het monopolie dat electiciteit leverde maakt nu deel uit van ENGIE. Hoewel het “marktaandeel” van Electrabel in de loop van de tijd is verminderd. Grootste deel van electriciteit komt (nu nog) van kernenergie.

Op het einde van 2011 bezit Electrabel nog steeds een heel groot marktaandeel (70 %) van de totale productiecapaciteit voor elektriciteit, hoewel zij haar marktaandeel zag verkleinen in de voorbije jaren. De tweede belangrijkste speler is EDF Luminus met een marktaandeel van 14 % in de productiecapaciteit. De derde speler in België is het Duitse E.ON, dat 9 % van de productiecapaciteit heeft verworven via een swap met Electrabel begin november 2009. De vierde speler is een nieuwkomer: halfweg 2011 werd de STEG van T-Power in gebruik genomen. T-power maakt deel uit van de Tessenderlo Groep (De naam verwijst naar Tessenderlo Chemie, de hoofdactiviteit van de groep) en heeft een aandeel van 3% in de Belgische productiemarkt. (Uit “De ontwikkeling van de elektriciteits- en aardgasmarkten in België Jaar 2011 Persbericht”, www.creg.be, www.cwape.be, www.brugel.be, www.vreg.be)

Het energie-monoplie ENEL, was ook aanwezig in België (voor minder dan 3%), in de vorm van de Marcinelle Energie plant. Enel verkocht haar energie-bedrijf in Marcinelle, eind 2016 an het Franse Total Direct Energie.


Kernuitstap en groene energie

De plannen om tegen 2025 uit kernenergie te stappen? Totaal onrealistisch, zegt Wouter De Geest, de CEO van BASF Antwerpen. De politieke besluiteloosheid noemt hij nefast voor onze geloofwaardigheid: ‘Als er niet snel iets gebeurt, geven we de facto onze industrie op. Ofwel gaan we massaal energie invoeren uit het buitenland, ofwel beginnen we vandaag nog met het ontwerp, de inplanning en de bouw van negen gascentrales - die overigens een fikse extra CO2-uitstoot hebben. Geen van die zaken gebeurt. Mathematisch kunnen we bijna niet meer anders dan voor de minimale nucleaire optie kiezen: een geleidelijke overgang, waarbij de zekerheid van levering en prijs centraal staat. Tenzij we de facto onze industrie opgeven.

(https://www.tijd.be/ondernemen/chemie/Wouter-De-Geest-BASF-Willen-we-geen-industrie-meer/9963642, Wouter De Geest (BASF): ‘Willen we geen industrie meer?', 16 december 2017)


Concurrentie voor inpikken marktaandelen Engie(“frans”) tov RWE en Eon.(duits)

“Duurzame of/en groene energie” is het “product” ter vervanging van fossiele en/of kernenergie dat in de vorm van stabiele, goedkope, flexibele stroomvoorziening wordt “aangeboden” en waarmee het marktaandeel wordt veroverd ten koste van de concurrent.

Dat die duurzame en/of groene energie dient voor, bijvoorbeeld, de concurrentiestrijd tussen chemiemonopolies in de productie van plasticgrondstoffen (bijvoorbeeld van BASF tov INEOS), waarbij de productie van plasticgrondstoffen gebeurt op basis van fossiele brandstoffen , is voor die energie-producerende monopolies niet belangrijk (of het nu ENGIE zal zijn of EO.N of RWE).

Waar dus de kernenergie ongeveer dat deel van de elecriciteit “covert” (tot aan de kern-uitstap) dat “gevraagd” wordt door de industrie, moeten de energiemonopolies nu concurreren om diezelfde hoeveelheid, met diezelfde stabiliteit, nu door “duurzame en/of groene stroom” te leveren.

Dat deze stroom nu dient om (in het geval van de chemie-industris) om plastiek te produceren waarvan meer dan 30% dient voor verpakking dat voor 80% niet gerecycleerd wordt … en zal eindigen als “plastieksoep” in de zee, …. waarin de windmolens zullen staan die de “groene stroom” zullen leveren, is geen zorg voor die energie-monopolies.

De electriciteit die Engie levert, nu nog via de kerncentrales, in de toekomst misschien van windmolens en gascentrales, zal in ieder geval door het netwerk lopen, dat van ELIA is, het “Belgisch” monopolie dat het electriciteitsnetwerk beheert.

Elia in België het monopolie als transmissie-netbeheerder, maar is geen louter Belgisch bedrijf meer, het is een echt multinational geworden. Elia heeft één van de vier Duitse netbeheerder 50 Herz als dochterbedrijf. Door haar “poot” in het Duitse netwerk kon ze in samenwerking met Amprion, ook één van de vier Duitse netbeherende bedrijven, een kabelverbinding tot stand brengen tussen het Belgische en het Duitse stroomnetwerk.


Zo stond in De Standaard van 10-11 november j.l. : “Stroomlink met Duitsland helpt bij kernuitstap”

België kan voor het eerste rechtstreeks stroom in- en uitvoeren naar Duitsland, via een 90 kilometer lange ondergrondse hoogspanningskabel. (...)

De Belgische hoogspanningsbeheerder Elia en zijn Duitse evenknie Amprion (...) Die werd Alegro gedoopt. Het is de eerste directe stroomverbinding tussen beide landen. Ze wordt vanaf 18 november in gebruik genomen. Volgens de topman van Elia, Chris Peeters, helpt de directe stroomlijn om de kernuitstap in 2025 mogelijk te maken. Bij stroomtekort of wanneer een stroomtekort dreigt, kan Alegro snel veel electriciteit in de ene of ander richting transporteren. (….) De verbinding zet de deur open om op grote schaal groene stroom vanuit Duitsland aan te voeren. Noodrijn-westfalen, de deelstaat die aan ons land grenst, is in Duitsland een van de grootste regio’s van windenergie. Ons land zal in de toekomst heel wat groene stroom moeten aanvoeren, want de mogelijkheden voor wind- en zonne-engergie zijn te beperkt om de Europese doelstellingen te realiseren.(….) de directe toegang tot de Duitse stroom helpt om electriciteit in ons land goedkoper te maken.

(….)Enkele weken geleden ontvouwde Elia’s Duitse dochterbedrijf 50 Hertz een plan om in de Baltische Zee Duitse en Deense windenergieparken met elkaar te verbinden.

Dus hier hebben de concurrenten van Engie, namelijk E.ON en RWE, goede troeven in handen, om de marktaandelen van ENGIE die zij had in die electriciteits-markt van België (via haar kerncenttrales), maar die niet meer “beleverd” zal worden door kernenergie, te veroveren.


Grootste deel van energie gaat naar kapitalistische productie en de infrastructuur ten dienste van die productie, maar 1/5e gaat naar “gezinnen”

Op basis van de gegevens van 2016 afkomstig van de CREG en FOD Economie zien we dat toen 51% van de electriciteit van kernenergie kwam, ofwel 43,5 Twh van de in totaal 84,4 Twh. Hiervan wordt 38,5 Twh (of 45,6%) aan de industrie geleverd. Slechts 19,2 Twh (of 22,5%) dient voor de “huishoudens”.

Dus waar 22,5% van de geproduceerde electriciteit voor de huishoudens is is dat 77,5% voor de kapitalistische productielijnen en de infrastructuur die daar bijhoort.

In de sector “Industrie” zien we dat de deelsectoren “staal” en “chemie/petrochemie”, samen evenveel electriciteit “vragen” als AL de huishoudens.


Maar intussen meer loon gaat naar energiekosten en zijn de energieprijzen voor de industrie lager dan die voor de huishoudens

Nu volgens de gegevens van Eurostat betalen in Europa de GROOT-gebruikers, dus de kapitalistische bedrijven gemiddeld ½ tot 2/3 van de prijs voor electriciteit die de huishoudens moeten betalen.

Verder is het zo dat de de gezinnen een steeds groter deel van hun inkomen (loon) moeten betalen voor electriciteit (en gas).





Wetmatigheden van het kapitalisme in zijn imperialistisch stadium

Wat Engie nu doet, is gewoon de wetmatigheid volgen van de kapitalistische concurrentie tusse monopolies die opereren op een markt die een zekere eindigheid heeft. (“overcapaciteit”). Dus concentreren rond de kernactiviteit waarmee men de concurrentiestrijd gaat voeren, hier dus (“duurzame”,”hernieuwbare”,….) energie, waarbij “marktaandelen” die men heeft rond andere “producten” overlaat aan concurrenten die in dit gebied, juist concurrentieler zijn, omdat die rond DAT “product” zich concentreren – ENGIE dus rond energie en Veolia bv rond drinkwater, waterzuivering en afvalverwerking. Dus terwijl Engie zich “concentreerd” rond energie, verkoopt het Suez (de divisie die zich bezighoudt met afvalbeheer en afvalverwerking ) aan Veolia.

Maar ook de dienstensector van ENGIE wordt om dezelfde reden (concentratie rond energie) “verzelfstandigt”.

Zo moet die divisie “bewijzen” of zij zèlf “concurrentieel” kan zijn met haar “product” (diensten aan, en onderhoud van het netwerk…) … ofwel (indien dat niet lukt) zal die overgenomen te worden door een concurrent…. of in “stukken” aan verschillende concurrenten,

Deze wetmatigheden bestrijden (overnames, verkopen van afdelingen, herstructureringen omwille van de concurrentiestrijd….) gaat niet BINNEN de door de burgerij beheerde maatschappij die gebaseerd is op het kapitalisme.

Natuurlijk moet men altijd strijden – zolang het kapitalisme nog bestaat – TEGEN de continue afbraak van alle verworvenheden (loon, arbeidsvoorwaarden, sociale zekerheid, toegang tot gezondheidszorg,…). Maar dit is een strijd niet alleen van de werkers uit, door herstructurering, bedreigde afdelingen of divisies.

Dit is een klassenstrijd in het belang van ALLE werkers, en gevoerd door de werkers in EENHEID.

De kapitalistische wetmatigheden zèlf bestrijden kan alléén maar door de burgerlijke dictatuur te bestrijden en de door haar verdedigde kapitalistische productieverhoudingen te bestrijden, dus door “het onteigenen van de onteigenaars”.(zoals Karl Marx dat formuleert in hoofdstuk 24 “De zogenaamde oorspronkelijke accumulatie”, deel 7 “De historische strekking van de kapitalistische accumulatie”, van Het Kapitaal deel 1)

Daarbij is het ook zo dat zèlfs als de energie-voorziening in grote mate “groen” gaat zijn, energie nog altijd “een grondstof” BLIJFT voor de kapitalistische productielijnen, en zullen de energie-monopolies omwille van hun concurrentie, evenals de kapitalistische bedrijven waarvoor ze die “groene” energie dan zouden leveren, de uitbuitingsgraad blijven opdrijven, met als gevolg: werkloosheid of slechtere arbeidsvoorwaarden en minder loon (door o.a. minder aan loon gerelateerde sociale zekerheid en/of gezondheidszorg). De kapitalistische productie zal met “groene” energie evengoed produceren op basis van het “toeëigenen” van de nodige grondstoffen (in Afrika of Zuid-Amerika…) en allerlei vormen van “afval” (verbonden met het verkochte product, bv de verpakking….) produceren.

Dit zijn allemaal nog redenen voor het uiteindelijke breken van de (op basis van privé-bezit van de productiemiddelen van een steeds kleiner wordende kring van kapitalisten) kapitalistische productieverhoudingen en het uitbouwen van (op basis van collectief-maatschappelijk “bezit” van de productiemiddelen) een productiewijze die zowel wat betreft haar producten, als ook de productie-technologie en als ook de uiteindelijke distributie van de producten, volledig afgestemd is op de echte behoeftes.

Ik verwijs hierbij ook naar mijn artikel in De Krant van PCB-CPB no. 3, nov. 2020, “Als er iets is dat de huidige COVID-19-pandemie aantoont is dat het kapitalisme zijn tijd gehad heeft...”


Nico Oldenhof


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